Rigueur, combat et constance, le plan de bataille de Joël Da Silva pour la phase retour. 
Après une trêve hivernale régénératrice, les joueurs d’Angers SCO Handball ont repris le chemin de l’entraînement avec une intensité
décuplée. À l’aube d’une deuxième partie de saison décisive pour le maintien, l’entraîneur Joël Da Silva dresse un bilan lucide et fixe un cap clair : finies les irrégularités, place au combat.
La coupure a fait du bien aux organismes et aux têtes, mais la reprise n’a pas été de tout repos pour les Angevins. Si les joueurs sont revenus frais après les fêtes, le staff technique a rapidement décidé de durcir le ton. « Les entraînements sont beaucoup plus durs, je demande beaucoup plus de choses », confie Joël Da Silva. Profitant d’un calendrier de reprise décalé à la mi-février, le coach a imposé un gros bloc de travail physique. L’objectif est sans équivoque : redonner à l’équipe la capacité de combattre et d’enchaîner les efforts de haute intensité.
Un problème mental à résoudre
Cette exigence accrue répond à un constat amer sur la première partie de saison. Le technicien angevin pointe du doigt le paradoxe de son équipe : capable de réaliser des exploits face aux cadors du haut de tableau comme Pontault-Combault, mais trop friable face à ses concurrents directs pour le maintien. « Je suis fâché avec le groupe par rapport à notre fin d’année civile », avoue le coach, faisant référence aux défaites contre Massy et Sarrebourg.
Pour Da Silva, le blocage est avant tout psychologique. L’équipe joue libérée face aux « gros », mais peine à assumer la pression lorsqu’il y a une obligation de résultat. C’est cette « constance » et cette « rigueur » dans l’attitude qui seront les clés de la phase retour.
Rendez-vous au Haras le 20 février
La reprise officielle se fera face à un gros morceau, Ivry, sur terrain neutre. Un match que le SCO aborde avec humilité mais détermination, face à une équipe taillée pour la montée. Mais Joël Da Silva a déjà en ligne de mire les retrouvailles avec la Salle du Haras, prévues le vendredi 20 février contre Pau Billère. Saluant un public fidèle qui « n’a jamais lâché » même dans la tempête, l’entraîneur veut désormais que son équipe soit à la hauteur de cette ferveur en affichant un visage irréprochable. Le message est passé : le maintien se jouera au mental, et avec le cœur.
Interview complète à découvrir ici.
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