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Histoire et palmarès

Histoire et palmarès2020-01-14T11:05:29+01:00

L’héritage

L’histoire d’Angers-Noyant commence véritablement à Noyant-la-Gravoyère comme son nom peut le laisser supposer. Cette commune de 2000 habitants, située à 7 km de Segré, sous préfecture du Maine et Loire, était une place forte du handball dans les années 1980, début 90.

Le Club Sportif Noyantais disputait son premier championnat officiel  lors de la saison 1972-1973, au plus bas niveau départemental. A l’époque, l’équipe de France peinait en championnat du Monde C !

Encadrés par les instits et profs de gym du coin, les gamins affluèrent au centre du vélodrome de Noyant-la-Gravoyère où se déroulaient entraînements et matches, quelles que soient les conditions météo … Petit à petit les bénévoles furent de plus en plus nombreux, pour la plupart des parents, bientôt rejoints par les oncles, les tantes, les amis et les voisins ! Les licenciés vinrent aussi du village voisin et, en 1978, le club devenait le CSNBA (Club sportif Noyant – Bel-Air).

L’exceptionnelle épopée noyantaise !

Devant ce succès, la salle Léo-Lagrange allait sortir de terre en mai 1980, et en septembre de la même année, les dirigeants réussissaient un coup de maître en attirant au club Jean-Pierre Lepointe, Conseiller technique régional dans le Nord, fraîchement nommé à la Ligue des Pays de Loire et dont le siège était à Segré.

Bingo ! L’homme était une vraie pointure dans son domaine, un entraîneur-joueur d’expérience, un passionné, un meneur d’hommes hors pair. En tout juste 4 ans, il allait emmener l’équipe de l’excellence départementale à la Nationale 3, avant de devenir entraîneur du Bataillon de Joinville puis adjoint de Daniel Costantini, entraîneur emblématique de l’équipe de France.

A Noyant, Jean-Luc Adde prenait sa suite et l’aventure continuait. L’ambiance était incroyable, le public de plus en plus nombreux et le 4 avril 1987, devant 600 spectateurs entassés salle Léo-Lagrange, le CS Noyant – Bel-Air gagnait son accession à la Nationale 2 contre Draveil, sur le score époustouflant de 20 à 9 lors de la dernière journée de championnat ! Toutes les équipes jeunes évoluaient en régional. Les Dimanches étaient de véritables jours de fête : match de l’équipe féminine à 15h00 puis match de l’équipe Masculine à 17h00, devant une assistance très nombreuse. Il n’était pas rare de voir 700 personnes dans cette salle de sport. Jean-Luc Adde, Jacques Prioux, Frédéric Campe, Thierry Landais, Alexis Dupuis, Frédéric Bois, Jacky Feneux, écrivirent les plus belles pages de l’histoire du club.

Les garçons venaient de rejoindre leurs homologues filles en Nationale 2 ! A l’issue de la saison 1987-88, à Lorient, ils rataient l’accession à la N1B (2e niveau français à l’époque) et un déficit d’environ 130 000 F signait la fin de cette exceptionnelle épopée du plus petit village de France ayant 2 équipes en Nationale 2. Les dirigeants furent alors contraints de négocier, avec la Ligue et les élus, la reprise du club par Angers.

L’Assemblée générale constitutive d’Angers-Noyant se tenait le 31 mai 1988. Alain Campe en devenait le premier président et Jean-Luc Adde poursuivait sa mission.

La glorieuse montée en puissance d’Angers-Noyant

Angers-Noyant disputera ses premiers matches à Belle-Beille, salle Jacques-Millot. Noyant, orphelin de son équipe masculine, envoyait à l’époque un car de supporters tous les quinze jours à Angers. Ce furent les belles années d’apprentissage en Nationale 2 de 1988 à 1993, avec la déception de rater par deux fois les barrages d’accession à la N1B. Second à l’issue du championnat 1988-89, Angers-Noyant échouait contre Finances (Massy). Même chose l’année suivante contre ces mêmes Massicois !

A l’aube de la saison 1990-91, un jeune Yonnais signait sa première licence à Angers-Noyant pour y écrire ses plus belles pages. Laurent Sorin, car c’est bien lui, deviendra en effet par la suite une figure incontournable d’Angers-Noyant, tout comme Francis Serex, nouveau président noyangevin en 1991. La fidélité des deux hommes au club des bords de Maine sera pour beaucoup dans sa glorieuse saga. Après cinq saisons en Nationale 2, Angers-Noyant, alors cinquième de la poule 1, va bénéficier de la refonte des poules au niveau fédéral pour se retrouver en Nationale 1. Il ne lui faudra que trois saisons à ce niveau pour enfin décrocher sa place parmi les 24 meilleures équipes françaises.

L’ère Serex-Sorin

Angers-Noyant terminait son premier exercice en D2 (1996-97) à une belle sixième place, puis Laurent Sorin prenait le poste d’entraîneur dès la saison 1997-98, enchaînant sans relâche ses cours d’éducation physique au Lycée Blaise-Pascal de Segré avec les entraînements d’Angers-Noyant. Sans gros moyens financiers, mais avec une formidable équipe de bénévoles et une inflexible ligne de conduite tracée par le président Serex, le club allait pas à pas s’inviter parmi l’élite française et son championnat de première division. « Nous nous attachons à constituer un groupe solidaire et performant en restant fidèles à notre politique de formation et notre rigueur en matière de gestion » déclarait à l’époque le président noyangevin. Un leitmotiv qui permettra au club de « sortir », entre autres joueurs, quelques pépites. D’abord le Noyantais Bertrand Roiné, qui fit carrière à Angers-Noyant (1998-2004), Dunkerque et Chambéry, puis devint Champion du Monde avec l’équipe de France en 2013 et finaliste du Mondial 2015 avec l’équipe du Qatar. Mais surtout Cédric Sorhaindo (2001-2004), actuel capitaine de l’équipe de France, pivot du Barça, quadruple Champion du Monde (2009, 2011, 2015, 2017), double Champion d’Europe (2010 et 2014), Champion Olympique (2012) et vainqueur de la Ligue des Champions (2011). Une fierté pour Angers-Noyant ! Comme celle d’avoir intégré l’élite en 2000, après quatre saisons de structuration et de progression en D2 sous la houlette du duo Serex – Sorin. Certes, Angers-Noyant rata le titre de champion de France de D2 pour avoir concédé le nul lors de l’ultime match à Jean-Bouin face à Villepinte, mais la fête fut mémorable avec les 3000 spectateurs qui s’étaient déplacés pour l’événement. Et pour ceux qui se demandent encore pourquoi le club s’appelait Angers-Noyant, citons parmi les joueurs ayant participé à cette accession, deux Noyantais, Bertrand Roiné et Frédéric Guioullier.

Noyant la Gravoyère s’est, à partir de cet instant, tournée vers la formation notamment chez les jeunes et s’est associée à Segré en ce qui concerne les équipes Séniors masculines, avec de belles réussites notamment (montée en Nationale 3).
La plus belle réussite de Noyant la Gravoyère demeure Bertrand Roiné qui évolua à Angers en D1, Dunkerque, puis Chambéry. Il a d’ailleurs été sacré Champion du Monde avec l’Equipe de France puis finaliste du Mondial 2015 avec l’équipe du Qatar.

Un exploit en corse

Arrivé lors de la saison 2007-2008, Christophe Maniable reprend le club en main. Angers Noyant obtient son accession à la D2 en devenant Champions de France de Nationale 1 en 2008-2009. Cette accession en D2 fut acquise de haute lutte en matches de barrage aller et retour contre Ajaccio. Le premier match avait lieu à Jean-Bouin, théâtre des exploits noyangevins depuis 1995. Les acteurs se souviennent de cette première rencontre qu’ils ont dominée de 9 buts avant de céder du terrain et de partir en Corse avec un tout petit matelas de 3 buts (27-24). Le match retour promettait d’être chaud dans le chaudron ajaccien. Il le fut ! Souvent menés (12-10, 30′, 20-15, 45′) mais jamais vraiment décrochés, les Noyangevins faisaient de la résistance grâce à un Carnet impérial dans les buts, 7 buts de Marcel Mazure et 5 de Laurent Coustier. Au bout du bout, ils s’inclinaient 25-24 mais décrochaient l’accession au bénéfice des 3 buts d’écart du match aller. Angers-Noyant prenait la direction de la D2 quelques mois après le premier sacre mondial de l’équipe de France en Islande!

À l’issue de la saison 2010-2011, l’entraîneur Denis Tristant a quitté ses fonctions d’entraineur et est devenu entraineur de la sélection congolaise masculine de handball. Son successeur se nomme David Peneau. Après une saison difficile lors de l’exercice 2013-2014, le club et David Peneau décident de ne pas continuer l’aventure.

Saison 2014 – 2015 : Laurent Sorin de retour aux commandes

Cette saison 2014-2015 marque un virage pour le club d’Angers Noyant, soucieux de faire évoluer la situation après des saisons difficiles. Un état d’esprit nouveau est inspiré avec le retour de Laurent Sorin à la tête de l’équipe première, basé sur l’idée de #LaReconquête.

Depuis 2018…

Angers Sco Handball a officiellement vu le jour le 11 juin 2018 à l’initiative de Saïd Chabanne, président d’Angers Sco, club de football évoluant en première division, et Christophe Maniable, président d’Angers-Noyant handball club de 2008 à 2016.

Cette création a été motivée par la situation financière très critique d’Angers-Noyant en fin de  saison 2017-2018 et du constat fait par les deux hommes : « Aujourd’hui, le modèle associatif ne permet plus d’être ambitieux. Il fallait réfléchir à un autre modèle économique. »

De fait, le championnat français s’est hissé au sommet de l’Europe, dans le sillage d’une équipe nationale qui truste les titres européens, olympiques et mondiaux. Les clubs ne peuvent donc plus seulement vivre des subventions de collectivités territoriales elles-mêmes en proie à des difficultés de gestion.

Désireux de développer encore plus la marque Sco, Saïd Chabanne s’est donc employé à convaincre Christophe Maniable de reprendre les rênes du club de hand dans une structure nouvelle : une société par actions simplifiée (SAS). « J’ai vite fait le parallèle avec mon arrivée au Sco football. Le handball avait aussi connu la première division dans les années 2000. Alors pourquoi ne pas le faire une deuxième fois ? »

C’est donc sur ces bases qu’est né Angers Sco Handball, dont Angers Sco association a en charge toute la partie amateur. Saïd Chabanne et Christophe Maniable ne veulent pas brûler les  étapes : « on a du travail à faire avant de développer nos ambitions. On va travailler sur un plan d’action à trois, cinq ans. »

Malgré les difficultés de ces dernières saisons, l’héritage est glorieux. Il sera, n’en doutons pas, le moteur des succès à venir pour Angers Sco, et des nouvelles grandes heures du handball angevin.

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